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 Tout ça à cause d'un foutu pantalon !

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Pyros
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MessageSujet: Re: Tout ça à cause d'un foutu pantalon !   Mar 7 Nov 2017 - 21:27

Père, Mère,

     Comme depuis mon arrivée, je vous écris ces mots sans que vous ne puissiez les lire. J'espère un jour vous retrouver pour vous les remettre, pour vous informer de tout ce que j'aurais vécu en votre absence. Comme je vous l'ai déjà dit dans ma précédente lettre, j'ai réfléchis à un plan pour démasquer le coupable de l'attaque des morts. Ruben et Anita m'ont écouté, et m'ont aidé à monter l'idée. Nous devions garder les « suspects » à l'écart, surveillés par les gardes, pour faire retomber la vigilance du véritable coupable. Il commettrait ainsi un impair qui nous permettrait de l'exposer. J'ai proposé ce plan à la Renarde et à Alphonse, qui l'ont accepté. Ont alors commencés des travaux de construction en bordure du village, pour monter une maison dans laquelle pourraient loger les exclus. Je n'aime pas vraiment les traiter en paria ainsi, d'autant plus que leur état n'est dû qu'à leur bravoure face aux créatures mortes-vivantes... mais une fois que le véritable coupable sera exposé, ils pourront revenir parmi nous, lavés de toute suspicion.

     Le lendemain de cette décision, je me suis rendue chez Alphonse. Il devait être trop tôt pour lui, car je l'ai sorti du lit. Son apparence au naturel me surprend encore... je n'ai pas vraiment l'habitude de le voir ainsi. Ma visite n'était pas anodine. Puisque j'ai décidé de me rapprocher de lui, autant lui exposer directement ce qui me dérange dans son comportement. Son attitude semble hautaine, et je n'apprécie pas vraiment que l'on méprise quelqu'un simplement à cause de son origine. Vous m'avez appris la bonté et la bienveillance envers mes gens, et je vous en suis reconnaissante. C'est maintenant à mon tour de faire de même avec lui. Je lui ai ainsi proposé des idées, qui pourraient lui servir dans son objectif d'unifier le village. Pour le moment, il n'est reconnu que par son camp. Les protégé(e)s de la Renarde n'ont que faire de lui, et ne sont intéressées que par ses hommes qui viennent se « reposer » chez elles. Les compagnons de Anita ont une opinion plutôt négative à son encontre. Il n'y a qu'à voir le comportement de leur chef à son égard pour se douter que les relations entre les deux camps ne doivent pas être au meilleur. Je lui ai ainsi exposé la chose suivante : s'il souhaite unifier le village entier sous son nom, il va devoir faire un effort pour se faire apprécier par tous les camps le constituant, pour commencer. Vu le personnage, j'ai préféré lui déconseiller le camp de la renarde. Et vu les relations actuelles qu'il entretien avec le camp d'Anita, il vaudrait mieux laisser un peu de temps avant de tenter une approche trop directe. Reste donc un dernier choix : le clan délaissé. Ces pauvres hères sont laissées à elles même, sans réelle organisation ni personne pour se soucier de leur bien être. Il me semblait donc évident de commencer sa campagne de regain de popularité par eux. Il a semblé apprécier l'idée, et m'a remercié pour mes conseils. Avec un peu de chance et beaucoup de travail, j'arriverais peut être à le rendre acceptable aux yeux de tous. Comme vous disiez père, un domaine ne peut prospérer que si ses gens sont loyaux et dévoués envers leurs maître. Cela nécessite respect, bonté et fermeté, et je suis persuadée qu'Alphonse peut gagner tout cela s'il comprend que c'est son seul moyen de se faire accepter par tous. Il faudrait aussi que je tente d'en apprendre plus sur lui. Je ne le connais pas du tout après tout, et j'aimerais en savoir plus sur sa vie avant la catastrophe.

     Pour me remercier, il m'a proposé de lui remettre ma robe, qu'il confierait à sa couturière pour la remettre en état. Il m'a ensuite parlé d'un événement s'étant produit chez Anita. Je l'ai remercié de son aide, et me suis dirigé vers la jeune chef. Elle m'a alors appris que sa réserve de nourriture avait été pillée ! Apparemment, la nourriture aurait été retrouvée par Bandalf dans la forêt du nord, mais comment savoir si elle n'a pas été touchée par la souillure... mais Anita a déjà une idée de ce qu'elle va en faire. Dans le doute, elle prévoit de tout donner aux exclus, ce qui les nourrirais sans risquer de corrompre qui que ce soit d'autre. Nous avons ensuite discuté de la pluie. Cela fait maintenant un certain temps qu'elle n'est pas tombée, et le ciel semble se couvrir. Il va donc falloir récolter le plus d'eau possible. J'ai tenté d'en trouver une source dans le village, mais sans résultat. C'est pourquoi il va falloir maximiser la récupération de pluie. Je propose à la renarde un plan visant à recouvrir la plus grande partie possible du village de tissus, afin de gaspiller le moins de gouttes possible. Elle accepte, en me conseillant d'aller voir Alphonse pour récupérer de quoi monter cette opération. J'ai réussi à le convaincre, mais contrairement à ce que je pensais, ce n'est pas lui qui à le plus de tissus, mais la renarde. Lui par contre, accepte de fournir sa couturière pour aider à rassembler les toiles. En échange bien sur que sa contribution soit suffisamment affichée. La renarde s'est aussi laissée convaincre de fournir du tissus, sans même demander quoi que ce soit. Grâce à cela, nous aurons des réserves d'eau suffisantes pour nous permettre de trouver une solution de remplacement. Espérons le...

     En sortant de cet entretiens, j'ai entendu du bruit venir de la maison des exclus. Quelle ne fut pas mon horreur en voyant les soldats se battre avec eux ! Trois corps étaient déjà au sol ; trois gardes. J'ai commencé par essayer de siffler pour les arrêter, poussant le son le plus aiguë possible avec ma flûte, mais peine perdue. Ne me restait alors qu mon dernier recours : j'ai invoqué la foudre pour les assommer tous. Je n'en ai visé aucun bien sur, car je ne voulais pas les blesser, mais seulement les assourdir pour les arrêter. Et j'y suis parvenu. Un rayon a zébré le ciel, et les voilà tous à terre. Je me suis approchée, folle de rage, en demandant la raison de cet affrontement. Un garde est parvenu à se relever, et m'a expliqué en achevant plusieurs de ses opposants que les souillés ont profité de la nuit pour les attaquer, en en tuant un grand nombre. Au total, sur les neufs souillés restant, il n'en reste plus que quatre : deux assommés et deux encore en état. Je les ai tous ligoté, pour leur permettre un procès juste. Le second de Anita est alors arrivé, et a décidé de faire un exemple... il a parlé d'abord au premier souillé assommé, celui qui avait été retrouvé dans l’abri. Effectivement, les souillés ont décidé d'attaquer les gardes, car ils trouvaient leurs condition de vie injustes et inacceptables. Sauf lui, qui s'était opposé à l'attaque, raison pour laquelle il a été assommé. Une fois qu'il a pris connaissance de la situation, le second s'est tourné vers la foule, et a tué l'un des accusé. Il a prévenu tout le monde que c'était ce qui attendrait quiconque tenterait de nuire à l'ordre du village. Au final, six gardes sont morts, ainsi que 5 prisonniers... la population de ce village continue de diminuer.

    Quelle ne fut pas ma surprise ensuite, en voyant Ruben revenir en portant une jeune femme sur son épaule ! Qeelag m'a expliqué ce qui s'était passé. En se rendant dans la forêt, Onsen a détecté un faux buisson qui n'était pas là la veille. Ruben a décidé de se cacher dedans, pour attendre le propriétaire de ce subterfuge. Bandalf et Qeelag restaient en retrait pour ne pas éveiller de soupçons, jusqu'à apparition de leur cible. Une femme a finit par approcher, mais Ruben ne l'a aperçue que trop tard. Un combat a débuté, un peu chaotique, et le garçon a appelé ses compagnons à l'aide. Tous sont venus à son secours, et la femme s'est alors enfuie. Qeelag, dans une tentative désespérée, a mis le feu à la forêt ! Quelle folie ! S'il avait suivi de véritables cours de magie, il aurait appris qu'on ne relâchait jamais les pouvoirs du feu sur une zone boisée ! Seuls les terroristes font ça ! Enfin, lui et Ruben ont couru à la poursuite de la jeune femme, et ont finit par la rattraper. Ils l'ont assommé et l'ont ramené au camp. Elle est maintenant bien surveillée, en attendant que qu'elle se réveille pour que l'on puisse réinterroger.

     Le bilan de cette journée est donc bien sombre... en plus des morts de l'affrontement, dix d'entre nous sont tombés de faim ou de soif... les champs sont prêts, mais il faut encore récolter les produits. Quant à l'eau, espérons qu'elle tombera très vite. Au total, vingt et une personnes nous ont quitté... nous étions quatre-vingt-douze, nous voilà soixante et onze. Il devient crucial que nous arrivions à nourrir tout le monde. La réduction de la population pourrait peut être être nous permettre d'atteindre cet objectif... Espérons le.

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Faust72
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MessageSujet: Re: Tout ça à cause d'un foutu pantalon !   Mer 8 Nov 2017 - 9:58

Jusqu'au dernier moment , j'ai cru à l'échec critique...
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Pyros
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MessageSujet: Re: Tout ça à cause d'un foutu pantalon !   Mer 8 Nov 2017 - 10:40

Et non ! :-p

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MessageSujet: Re: Tout ça à cause d'un foutu pantalon !   Mar 14 Nov 2017 - 19:20

Bandalf et moi ramenons Qeelag chez lui. Ou plutôt le portons, vu qu'il est dans les vapes. On ne sait pas vraiment ce qu'il s'est passé, mais apparemment il s'est fait ça tout seul. Nous croisons élise en sortant de l'infirmerie. Elle tente de soigner Qeelag au passage, mais sans grand succès. Alors que la lumière émanant de ses paumes s'éteint, je vois une fatigue résignée se peindre sur son visage.

La même fatigue qu'on peut voir chez tout ceux qui survivent dans cet endroit maussade et crasseux. Le même manque d'espoir. Ils sont peu nombreux à croire que l'on peut s'en sortir, même en restant soudés. La plupart se chamaillent pour un rien, et tentent bêtement d'imposer leur loi et leur manière de voir les choses. Je vois encore le sang s'écouler des gorges tranchées des hommes et femmes qui avaient été exclus du camp ; ces personnes qui, après avoir été traités comme des chiens, ont agi en tant que tel. Depuis que je suis ici, j'ai peu souvent réussi à donner aux gens ce dont ils ont vraiment besoin : de la protection, du réconfort, et un modèle. Peut-être que le fait que ma tenue soit maculée de boue, et les couleurs de mon ordre ainsi cachées, est un signe.

Je ne suis pas encore digne de les porter.

Bandalf et moi reprenons notre route tandis qu'élise rentre dans l'infirmerie. Alors que nous nous éloignons, j'entends la fille que nous avons capturé feuler. Je ne sais pas d'où elle sort, mais ce serait bien qu'on trouve un moyen de communiquer avec elle. Je dois lui demander d'où elle tient ce couteau, et si elle sait quoi que ce soit sur le symbole qui l'orne. Il faudrait déjà qu'on réussisse à lui faire comprendre qu'on ne lui veut pas de mal. Quoique, c'est sans doute elle que nous avons poursuivi la nuit où l'esprit est entré en moi ; elle est certainement assez agile. De plus, je n'ai aucun mal à imaginer la réaction du camp face à quelqu'un qui vient de l'extérieur ; considéré entièrement souillé tant que personne n'aura eut le temps et le courage d'explorer les terres qui nous entourent. Peut-être que je devrais me porter volontaire pour une telle tâche. Ça me permettrait sans doute de me rendre plus utile tout en me donnant l'occasion de m'éloigner un peu de cet endroit, qui commence vraiment à peser sur mes nerfs.

Alors que Bandalf et moi déposons Qeelag sur sa paillasse, nous entendons le cri suraigu de la fille. Je sursaute, et je lâche la tête de Qeelag un peu trop brusquement sur la mince toile qui le sépare du sol. Si Bandalf à entendu le choc sourd provoqué par cette chute, il ne le montre pas. Son regard est vif, alerte, et il s'élance vers la porte. Je prends le temps de vérifier que Qeelag n'a pas de nouvel hématome avant de me précipiter à mon tour vers l'infirmerie.

C'est mauvais, les gens s'attroupent déjà autour du bâtiment. J'essaye de courir plus vite, et j'arrive à temps pour voir un homme sortir de la foule pour rentrer dans l'infirmerie. C'est le vieil homme que nous avions retrouvé poignardé ; et s'il reconnaît bien la fille que nous avons ramenée comme son agresseuse, la situation va vite tourner à l'émeute. Effectivement, j'ai à peine parcouru la moitié de la distance qui me séparait encore de l'infirmerie que j'entends des cris à l'intérieur. Je vois Anita écarter les gens et rentrer dans le bâtiment. On entend du mouvement à l'intérieur, et quand j’atteins la porte, celle-ci s'ouvre en grand pour laisser passer le vieil homme. Il a l'air furieux, et j'aperçois par dessus son épaule Anita qui ceinture la fille ; celle-ci essayant de cracher sur le vieillard tandis qu'on l'emmène au fond de l'infirmerie, là où elle ne peut voir que ceux qui sont à l'intérieur. Alors que j'entre, Anita est penchée vers la fille, qu'elle appelle « Paillasse », et tente de l'interroger. Elle n'obtient que des couinements et des regards vides. Elle me remarque, et demande à voir le couteau qu'on a récupéré après avoir maîtrisé Paillasse ; ce nom est ridicule, mais je l'adopte faute d'idées. Je rechigne à montrer ouvertement l'arme, même devant les quelques personnes présentes ; je n'ai pas entièrement confiance en certain d'eux. J'adopte un compromis, et me rapproche d'Anita pour écarter légèrement le linge qui entoure la lame, dévoilant ainsi à ses seuls yeux le symbole qui l'orne. Elle demande à le prendre en main. J'hésite ; mais pas longtemps, le fait qu'elle me dépasse d'une bonne tête facilitant ma décision. Anita montre l'arme à Paillasse, avec pour seul résultat de nouveaux feulements et crachats. Elle essuie brièvement son visage et, à mon grand soulagement, me rend le couteau. Elle à l'air de vouloir amener Paillasse au dehors, et nous demande de disperser la foule devant l'infirmerie. La plupart des badauds obtempèrent immédiatement, mais restent cinq hommes à l'air buté. Celui qui tient la tête du groupe, entre quelques échanges stériles et vulgaires, nous fais comprendre qu'il est très intéressé par ce que l'on cache dans l'infirmerie. Certains le reconnaissent comme un homme d'Alphonse. Pour mettre fin à son inquisition, et lui trouver quelque chose de plus utile à faire, élise lui demande d'aller « chercher le sire Delacour ». L'homme répond avec rudesse et dédain, lui indiquant avec sa conception toute personnelle de la subtilité qu'il n'est « pas son larbin ». Il se voit bien justement répondre « Non, mais vous êtes le sien » ; suite à quoi élise rentre dans l'infirmerie sans lui laisser le temps de formuler quelque maigre réponse qu'il aurait pu fournir. Le grossier personnage, contrarié, s'avance vers la porte. Il se voit arrêté par Bandalf qui, tirant son épée, ne le laisse pas agir de la sorte. Un instant de tension s'installe, puis est brisé par une note de flûte aiguë, fausse et forte. Alors que je me demande qui a pu produire ce son digne de mes pires essais à l'harmonica, Anita apparaît par la porte entrebâillée de l'infirmerie. Le rustre échange quelques mots avec elle, et affirme en savoir suffisamment sur ce que nous cachons ; grand bien lui en fasse. Il s'en va enfin quérir son chef. Anita m'appelle : elle veut que je montre le symbole de la lame à Paillasse. Étant donné que cette fille se contente de nous cracher dessus dès qu'on tente d'approcher la lame d'elle, je suggère qu'on dessine plutôt le symbole sur le sol. Paillasse a peu de réaction devant celui-ci. Anita retente l'expérience avec d'autres dessins, dont je peine à comprendre le sujet. Quelques formes simples, mais néanmoins pas très droites, sont inscrites.

Alors que je m'évertue à déchiffrer ces inscriptions étranges, la démarche ampoulée de Delacour et le froissement de ses innombrables étoffes se font entendre. La situation est tendue : à peine a-t-on finit de lui exposer la situation qu'il souhaite qu'on se débarrasse de la gamine. La discussion commençant à s'envenimer, Anita attrape Paillasse par la main et l'entraîne à l'extérieur du bâtiment. Bandalf et moi la suivons, et nous découvrons un nouvel attroupement ; probablement dû à l'arrivée de Delacour. Mené par ce dernier, ce nouveau groupe nous suit ; mais ils sont dispersés par les gardes du camp d'Anita dès que nous entrons sur son territoire. Enfin libérés de cette foule revancharde, nous pouvons commencer à faire faire le tour du camp à Paillasse, dans l'espoir qu'elle reconnaisse quelque chose ; quoi que ce soit qui puisse nous aider à déterminer si elle est liée à quelqu'un du camp, et si elle est bien notre voleuse. Bien que, en ce qui me concerne, mes doutes sur ce dernier point sont faibles.

Nous commençons notre inspection par la réserve de nourriture pillée quelques nuits plus tôt. Anita, Bandalf et moi sommes seuls dans la masure avec Paillasse. Anita essaye de lui montrer des sacs éventrés, des placards vides. Devant une certaine absence de réaction, elle choisit de tendre un peu de nourriture à Paillasse. Alors que je surveille l'entrée, j'entends une voix inconnue, qui prononce les mots « T'es trop gentille toi » ; une voix de petite fille. Un silence s'installe, tandis que je réalise lentement que c'est Paillasse qui a parlé. Alors que je reste béat, Anita commence à l'interroger : apparemment, elle saurait où se trouve le château que nous cherchons ; c'est là qu'elle aurait pris le couteau que je sens encore dans ma poche. Reprenant subitement mes esprits, je sors l'arme en question, et je propose de l'échanger contre cette information. Du haut de ses dix ans, elle relève la tête pour me regarder droit dans les yeux. Elle sourit, puis me dit que, de toute façon, elle le récupérera bientôt quand les siens prendrons notre camp.

Quand je sors de la réserve, il fait nuit. Le ciel est noir et sans étoiles. Je n'ai pas le cœur à dormir. Je préfère marcher le long des bordures du camp. Je prends le temps de penser, et surtout de faire le vide dans mon esprit. Encore une journée qui s'achève dans cet endroit maudit. Les derniers traînards rentrent chez eux, les dernières portes se ferment, les derniers cris d'extase en provenance du territoire de la Renarde se taisent.Je profite de quelques minutes de calme. J'entends bientôt des pas se rapprocher de moi. Je me retourne pour reconnaître un messager de Delacour, apparemment tiré du sommeil il y a peu pour cette tournée nocturne. Il m'informe que je suis convoqué au procès de Paillasse le lendemain. Même si je ne doute pas de la condamnation de cette fille, je suis satisfait qu'on tienne cette fois-ci à respecter une certaine forme de justice.

Alors que je reprends mes déambulations, un cri déchire la nuit ; celui de Paillasse. Je cours vers la tente d'où provient le cri, rejoignant Anita sur le chemin qui y mène. À l'intérieur, nous découvrons le rustre que nous avons envoyé paître plus tôt dans la journée, penché sur Paillasse en lui tenant la gorge. Au cri que pousse Anita, j’apprends que cet homme se nomme Romuald. Avant que quiconque puisse réagir, ce dernier poignarde sa prisonnière. Celle-ci se débat, tandis que son agresseur, le regard fou, lève à nouveau son bras. Anita se précipite sur lui et tente de le renverser ; autant essayer de pousser une montagne. Romuald tourne son visage vers nous, et nous voyons ses yeux. Ils brillent de l'éclat surnaturel marquant la possession. À mon tour, je me jette sur lui et lui agrippe le bras. De toutes mes forces, j'essaie de le retenir ; mais je ne fait que ralentir le mouvement inexorable de la pointe de son surin vers la chair de Paillasse. Qui est nue ? Je n'ai pas le temps de me concentrer sur ce détail. Je sors la dague ornée de ma poche pour poignarder le bras de Romuald, mais j'ai trop de mal à maintenir mon emprise pour coordonner les deux actions. Comme si je n'étais qu'une étoffe nouée sur son bras, Romuald se penche sur Paillasse. Celle-ci pousse un cri, et du coin de l’œil, je ne perçois qu'un peu de lumière. Anita s'approche, une épée à la main, et embroche Romuald. Dans son dos, on voit le bout de la lame, ainsi que la masse sanglante et pulsante qui y est plantée. La lumière quitte les yeux de Romuald, et une silhouette fantomatique sort lentement de sa bouche. Celle-ci se dirige lentement vers l'entrée de la tente, semble s'arrêter près d'Anita pour émettre quelques sons, puis franchit les pans de tissus pour disparaître dans la nuit.
La tension est redescendue, mais l'ambiance reste lourde. Paillasse semble morte. Je laisse les autres s'occuper de son corps tandis que je traîne celui de Romuald jusqu'à la cabane qui servait d'abri aux exclus. Je l'y enferme, dès fois qu'il se relève. On le brûlera au matin.

Mon sommeil est sans rêves, et peu après mon réveil les gens du camp se dirigent vers le lieu où doit se tenir le procès ; j'en déduit que Paillasse est toujours vivante. Dans la foule, deux personnes se démarquent : Alphonse et élise, qui semblent bien plus proches que d'ordinaire, et ce aussi bien dans l'espace que dans leur relation. Je me rapproche, et j'entends les accusations soutenues par les témoins. J'ignore comment Paillasse pourra s'en sortir. Contrairement à moi, elle a sans doute agi de son plein gré, et les moines ne sont plus là pour arbitrer une épreuve du jugement. J'ai besoin de savoir où se trouve le château, mais je ne peut aucunement la soutenir dans ce procès ; les chefs d'accusation ne sont que trop justes et je n'ai aucune influence ici. Persuadé que Paillasse sera condamnée et promptement exécutée, je m'éloigne. Je préfère ne pas voir cela, et je me sens perdu. J'ai perdu la seule piste qui aurait pu me mener là où tout semble converger. Je laisse mes pas me guider vers l'extérieur du camp. Je me dirige vers la forêt brûlée avec le mince espoir de retrouver mon harmonica rouillé ; Bandalf souhaite m'accompagner, et nous marchons en silence.
Nos recherches ont été infructueuses, et alors que nous retournons vers le camp, la vigie de la tour de garde la plus proche nous interpelle. Elle croît avoir vu quelque chose dans le lointain, mais exprime ses doutes. Bandalf et Onsen sont envoyés là haut, et arrivent à confirmer les doutes du guetteur : une cinquantaine de créatures foncent vers le camp, soulevant un nuage de poussière sur leur passage.

Tous se placent pour les recevoir. La plupart des combattants sont devant la palissade, Anita au premier rang . Ceux capables de faire pleuvoir sorts et flèches sont sur les remparts. Les créatures se rapprochent, et nous parvenons enfin à les identifier : ce sont des skavens, des hommes-rats. Ils s'arrêtent à une certaine distance du camp, là où aucun projectile ne peut les atteindre, et se mettent à crier en cœur. Dans cette cacophonie, seule Anita semble comprendre ce qu'ils attendent. Elle quitte la première ligne pour retourner dans le camp, et reparaît quelques minutes plus tard portant Paillasse, inconsciente, sur son épaule. Elle traverse le champ de bataille dans un silence de mort, et dépose la fille devant nos envahisseurs. Un nouveau concert de cris se fait entendre, mais aucun skaven ne bouge. Soudain, un petit groupe d'hommes-rats se détache de la meute pour récupérer Paillasse et la porter jusque dans leurs rangs. Puis, dans l'ébahissement général, l'armée qui se préparait à nous anéantir commence à se retirer. Anita tente de les suivre, mais ils sont trop rapides pour elle ; et sans doute pour n'importe quel humain. Nous ne la voyons pas revenir tout de suite.
Encore trop tendus pour se réjouir, les gens du camp retournent vaquer à leurs occupations sans piper mot. Dans quelques jours qui suivent, j'aide à transporter des pierres qui serviront à faire avancer la construction du puits du camp ainsi que celle de la forge de Bandalf.

Une nuit, je me retourne dans mon sommeil. Puis soudainement, j'ouvre les yeux. Je suis seul dans ma tente, mais quelque chose ne va pas. Je me suis habitué à sentir le poids et la forme de la dague ornée dans ma poche ; or, ils sont absents. Je jette un œil vers l'ouverture dans la toile, et je vois une silhouette encapuchonnée sortir de chez moi. Je tente de me relever sans bruit, mais je perds presque l'équilibre en glissant sur ma paillasse ; ce léger bruit est suffisant pour précipiter la course de l'intrus. Je me lance à sa poursuite, et une fois sorti de la tente, je reconnais la taille de la silhouette et la vitesse à laquelle elle se déplace. Elle est donc encore vivante. Je réussis à la rattraper et à l'empoigner, mais elle se libère aussitôt de mon emprise. Nous échangeons quelques coups ; ou plutôt elle m'inflige quelques coupures tout en évitant habilement mes assauts. Un mur humain bloque mon champ de vision, puis je reconnais Anita qui, s'interposant entre moi et Paillasse, repousse cette dernière d'un coup. Cette interruption me permet de me rendre compte de la situation : j'entends le fracas des armes et les cris des skavens au delà de la palissade du camp. Du coin de l’œil, j'aperçois une silhouette à l'épée enflammée sauter dans la mêlée depuis le haut de nos remparts ; c'est un rire que j'entends ?

Je me ramène mon attention sur Paillasse. Elle hésite un instant à continuer le combat, quand une flèche se plante dans son bras, lui faisant lâcher l'arme qu'elle vient de voler. Je m'approche pour la mettre à terre, mais c'est Bandalf qui achève de l'immobiliser grâce à d'autres flèches bien placées.
La bataille à l'air de se terminer en faveur de notre camp, si je me fie à ce que j'entends. Encore pleins d'adrénaline et de juste colère, Bandalf et moi attrapons Paillasse ; lui soulève la tête et moi les jambes. Nous la portons jusque sur les remparts, et depuis cette position haute, nous pouvons voir les derniers skavens s'enfuir au loin. Nous jetons par dessus la palissade la dernière des leurs, qui devra se débrouiller seule pour soigner ses blessures et rentrer chez elle. Selon moi elle a prouvé qu'elle ne méritait pas notre compassion.

Alors que je redescends des remparts, un doute s'insinue en moi : j'avais pas un truc à lui demander, moi ?
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MessageSujet: Re: Tout ça à cause d'un foutu pantalon !   Mar 14 Nov 2017 - 22:45

"apparemment, elle saurait où se trouve le château que nous cherchons"
C'est fou à quel point je joue bien mon personnage : depuis quand on cherche un château ? xD

Super résumé, sauf que je te rappelle que c'est la jambe que je vise en premier, toujours les jambes Razz

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MessageSujet: Re: Tout ça à cause d'un foutu pantalon !   

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Tout ça à cause d'un foutu pantalon !
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